Quelle surprise, Rigaux est un gauchiste ! Certains découvrent aujourd’hui que ce militant anti-chasse haineux et radical est plus motivé par l’idéologie marxiste que par la sauvegarde du vivant ; que son engagement pour l’abolition de toutes les formes de chasse, est d’abord et avant tout le produit d’un engagement politique.
Cela fait maintenant des années que Rigaux distille des publications et des réflexions politiques au milieu de celles consacrées à la chasse. La dernière en date est révélatrice de son engagement à l’extrême gauche et d’ailleurs, il se dévoile de plus en plus à ce sujet. Est-ce sous l’influence de sa compagne, une certaine Elisa Mora, professeure de yoga qui, elle aussi, partage de nombreuses publications à connotation politique ?
Cette dernière publication est choquante à plus d’un titre, mensonges à propos de l’engagement du jeune Quentin, aucune trace d’empathie pour la victime, aucune condamnation de l’assassinat, juste les slogans habituels des gauchistes.

Mais ce n’est pas la seule et ce n’est pas nouveau ; voici quelques exemples qui montrent bien que nous n’avons pas à faire à un gentil ami des animaux mais à un militant politique, qui défend des assassins et des voyous, qui fait preuve d’intolérance et de sectarisme. On constate au passage que sa compagne fait la promotion du livre de Mark Bray sur l’anti-fascisme. Cet universitaire américain a défendu publiquement l’idée que la violence physique contre les opposants peut être « éthiquement justifiable et stratégiquement efficace. » Une autre publication prend ouvertement la défense des antifa français responsables de violences trop souvent impunies1 et de la mort récente d’un étudiant de 23 ans à Lyon.








Rappelons-nous qu’il avait violemment attaqué Hugo Clement quand celui-ci avait accepté de participer à un débat organisé par l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, considéré par Rigaux comme d’extrême droite. La défense des animaux, qui est une cause commune à ces deux personnages, s’était effacée pour Rigaux devant l’engagement politique.
La chasse est la manifestation d’un enracinement et d’un attachement aux libertés individuelles.
Le combat contre la chasse de Rigaux doit être lu à l’aune de son engagement idéologique. Chez Chroniques cynégétiques, nous avons toujours dit que chasser aujourd’hui est politique2. Pas au sens de l’engagement dans un parti, mais la chasse est la manifestation d’un enracinement et d’un attachement aux libertés individuelles. Enracinement, liberté… Voici des mots et des valeurs qui font peur à une certaine gauche car les personnes qui y sont attachées sont immanquablement opposées à un projet politique qui veut faire de nous des êtres indifférenciés, sans identité et qui veut à tout prix restreindre nos libertés.
➠ Lire à ce sujet : La gauche attaque la chasse à l’Assemblée nationale
Pour Rigaux, les veneurs sont « Les racailles en redingote… »
Ce n’est pas un hasard si Rigaux s’attaque maintenant à la vènerie. La chasse à courre est, pour ce militant, le comble de l’abomination car elle cumule tout ce qu’il déteste. C’est une chasse, mais encore pire, c’est une chasse de tradition et une chasse considérée comme étant pratiquée par l’aristocratie et la grande bourgeoisie. Ce n’est évidemment pas le cas comme le dit bien la société de vénerie qui montre, chiffres à l’appui que ce mode de chasse est pratiqué par des profils sociaux extrêmement variés3. Rigaux rejoint en cela Stanislas Bronizewski, le fondateur d’AVA (Abolissons la Vènerie Aujourd’hui), qui n’a jamais caché que son combat contre la chasse à courre est avant tout politique, motivé par la lutte des classes et ne fait pas mystère de son engagement à l’extrême gauche. Il avait d’ailleurs cherché à se faire investir par LFI lors des législatives de 2024.
En bons militants, ces deux individus font donc de la vènerie une cible prioritaire. Elle leur permet de dérouler un argumentaire populiste et marxisant cherchant à attiser les jalousies et le ressentiment social. « Salauds de riches qui massacrent des animaux pour leur plaisir ! » Le vocabulaire utilisé par Rigaux pour parler des veneurs est révélateur de sa haine « Les racailles en redingote… »
Si Bronizewski se limite à la vènerie, ce n’est pas le cas de Rigaux qui attaque tous les modes de chasse, y compris la chasse la plus populaire qui soit. Il prend d’ailleurs un malin plaisir à aller provoquer des chasseurs qu’il considère comme frustes et peu cultivés. Cela lui permet de faire preuve de condescendance, de morgue et de mépris à leur encontre. Les images de ses confrontations avec certains sont insupportables tant ce type transpire le mépris et la haine. Les « bouseux » qu’il faut éduquer et les « aristo » qu’il faut éradiquer sont ses cibles favorites.
La provocation, technique trotskiste
Rigaux utilise à merveille l’art de la provocation. Il prétend que ses déplacements en baie de Somme, en forêt de Fontainebleau et ses vidéos sont faits pour « documenter » les méfaits et les exactions de la chasse. Il n’en est rien. Si le public veut des informations sur la vènerie, la chasse à la hutte ou les battues au sanglier, il n’a pas besoin de cet agitateur pour en trouver. Non, sa présence au contact des chasseurs n’a qu’un but, provoquer en espérant le clash, ce qui arrive malheureusement quelques fois.
La provocation est une des nombreuses technique d’agitation et de propagande bien connue des trotskistes. Daniel Bensaid et Henri Weber, tous deux co-fondateurs de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), en parlent dans un livre qu’ils ont écrit en 1968, après les évènements de mai.
« La provocation doit désacraliser les statuts et les fonctions. Elle est un piège tendu à l’autorité et à la hiérarchie, qui, par leurs réactions dévoilent leur nature offensive, oppressive, tout en se couvrant de ridicule. Elle est une arme magnifique de critique sociale et d’éducation des masses4. »
Rahel Süß en parle ainsi dans un ouvrage paru en 2021 : « Une politique véritablement démocratique ne repose pas sur la recherche d’un consensus mais bien plutôt sur la nécessité du conflit, sur une politique de la provocation.5«
En mettant en oeuvre ces principes et mots d’ordre, Rigaux essaie d’amorcer le fameux cycle provocation-répression-mobilisation si cher aux militants extrémistes. Je provoque, je suis rudoyé (un peu, pas souvent…), je joue les martyrs et espère ainsi mobiliser le public contre les odieux chasseurs.
Bien qu’il déploie beaucoup d’efforts, son agitation est heureusement plutôt stérile et il n’a pas vraiment réussi à toucher le grand public. Son cercle de suiveurs se restreint d’ailleurs au fur et à mesure que ses outrances augmentent.
Une grande proximité avec des partis extrêmes
Ce n’est donc pas surprenant de retrouver Rigaux, en 2024, invité aux universités d’été de REV, le micro-parti d’Aymeric Caron, aux côtés de Philippe Poutou leader du NPA, parti trotskiste, héritier de la LCR. Rigaux a toujours eu un discours très critique de la droite et de l’extrême droite, il voit les chasseurs comme symbole du conservatisme, du nationalisme et du patriarcat. Il soutient toutes les figures de la gauche radicale et est souvent relayé par des comptes proches du NPA, de la REV et de LFI. On le voit aussi intervenir aux côtés de CAP, Convergence Animaux Politique qui est une plateforme de lobbying et de convergence qui réunit des associations et partis animalistes (Parti Animaliste, L214, etc.) pour peser sur les lois et les élections.
Cet extrémisme le pousse à une constante surenchère qui est parfois même condamnée par certains anti-chasse moins radicaux. Un de ses publications récentes a choqué bien au-delà du monde de la chasse. La photo d’un chasseur promenant son bébé dans une poussette avec la légende suivante « Promener le bébé entre deux flingages de sangliers » est particulièrement ignoble.

Ceci se double, chez Rigaux, d’un anti-spécisme tout aussi radical qui le pousse à vouloir abolir la chasse mais aussi toute forme « d’exploitation animale » dont l’élevage. Dans sa campagne contre le comté (le fromage, pas la région de la Terre du Milieu du Seigneur des anneaux), il explique que, produire du fromage implique systématiquement une violence qui, si elle est invisible pour le consommateur, n’en serait pas moins réelle selon ses dires. Pour lui, manger du comté, c’est consommer indirectement un cadavre de veau et cautionner un système de domination. L’anti-spécisme qui prétend lutter contre « l’exploitation des animaux par l’homme », sert parfois de passerelle aux théories marxistes qui veulent lutter contre « l’exploitation de l’homme par l’homme. » C’est la fameuse convergence des luttes dont la REV d’Aymeric Caron s’est fait une spécialité. Dans ce micro-parti, on traite d’anti-spécisme, de féminisme, d’écologie radicale, de Gaza, d’anti-sionisme… Il semble que Rigaux et sa compagne aient franchi le pas comme le montre la photo publiée sur son compte Instagram « Pas d’anti-spécismes sans lutte des classes. »
Mépris et ressentiment.
Rigaux avec sa maîtrise de géographie est typique de toute une génération de gens petitement diplômés qui s’imaginent que leur master leur donne une supériorité intellectuelle et morale mais qui se heurtent au monde réel dès qu’ils sortent du cocon universitaire. Compte tenu de l’absence totale de sélection dans les universités et de la perte de valeur de beaucoup de diplômes, ils feraient mieux de relativiser cette soi-disant supériorité.
De surcroît, ces diplômes ne valant plus rien sur le marché du travail, beaucoup d’entre eux se retrouvent au chômage ou contraints de prendre des petits boulots qu’ils estiment indignes de leurs « hautes compétences »… L’exemple typique est le diplômé de sociologie que l’on retrouve chez Mc Do.
Évidemment, il n’est pas question pour eux de se remettre en question, il est plus facile de considérer que c’est le système qui est responsable de leurs échecs. Ce sentiment de supériorité combiné à ce qu’ils considèrent comme une non-reconnaissance de leurs supposés mérites crée des frustrations qui se traduisent par un ressentiment social et l’envie de tout détruire. Ils ont les diplômes et un très fort sentiment de supériorité intellectuelle mais ils n’ont ni la position sociale ni le salaire qui va avec. La seule explication acceptable pour expliquer ce paradoxe est que le monde est un immense complot pour leur retirer la place qui leur est due. De là viennent l’aigreur et le ressentiment qui donnent plus envie de détruire que de construire. L’engagement à l’extrême gauche est plus souvent le fait de jalousies et de frustrations que de motivations nobles et désintéressées.
- Les violences de la Jeune Garde ↩︎
- Je maintiendrai ! ↩︎
- Sociologie des veneurs -Société de vènerie. ↩︎
- Mai 1968 : une répétition générale / Daniel Bensaïd, Henri Weber (Éditions Maspéro) ↩︎
- Politique de la provocation. La révolte contre les échecs démocratiques / Rahel Süß ↩︎
En savoir plus sur Chroniques cynégétiques
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.
