C’était aujourd’hui que le procès de Manuel Merlhiot, le tueur de chiens de chasse mais aussi des propriétaires des chiens tués en décembre 2023 avait lieu à Privas.
Le procureur à requis huit mois de prison avec sursis contre celui qui est présenté comme le gourou de Longo Maï, cette communauté agricole alternative installée en Ardèche.
Au cours de l’audience, celui-ci a admis avoir tué les sept chiens, « j’assume avoir tué les sept chiens et je regrette d’avoir donné des coups à l’un des deux chasseurs » a-t-il déclaré.
C’était aussi le procès des propriétaires des chiens
Environ deux cents chasseurs étaient rassemblés devant le tribunal pour soutenir les deux propriétaires des chiens tués car, aussi incroyable qu’il y paraisse, ceux-ci étaient jugés pour « mise en danger d’autrui, divagation d’animal dangereux et atteinte involontaire à la vie ou à l’intégrité d’un animal en captivité ». Le procureur a requis contre eux 1150 euros d’amende chacun, assortis d’une interdiction de porter une arme pendant un an.
Le délibéré sera rendu le 17 juin prochain.
La procureure ose parler de « difficile cohabitation ».
Il est assez choquant que la procureure ait osé parlé d’une affaire qui illustrerait, selon elle, la « difficile cohabitation « entre exploitants agricoles et chasseurs.
Il serait bon de rappeler à cette procureure que les 10 000 chasseurs ardéchois n’ont pas de problèmes avec les vrais agriculteurs du département. La cohabitation est bonne et il n’y a qu’avec les marginaux de la communauté de Longo Maï que des tensions existent.
En effet, Longo Maï n’est pas une exploitation agricole comme les autres. Il s’agit d’une communauté alternative, auto-gérée née au début des années 70 et dirigée à ses débuts par le fameux Pierre Conti connu aussi comme « le tueur fou de l’Ardèche » après qu’il ait tué trois personnes lors d’un braquage.
Les membres de Longo Maï vivent en circuit fermé et se revendiquent du communisme libertaire. Ils ont parfois été accusés de dérives sectaires et leur attitude hostile à l’encontre des ardéchois « de souche » est à l’origine de bien des tensions. Les chasseurs ne sont pas les seuls à être en conflit avec cette communauté.
N’oublions pas non plus une autre affaire au cours de laquelle des chiens de chasse ont été empoisonnés en Ardèche en octobre 2024 à une vingtaine de kilomètres de Longo Maï. Leurs propriétaires avaient d’abord reçu des lettres de menace avant de retrouver leurs chiens morts au chenil. Le contenu de ces lettres est d’ailleurs assez proche de la phraséologie utilisée par les marginaux anti-système qui ont fait de l’Ardèche un refuge.
➙Lire aussi : Qui empoisonne les chiens de chasse à Saint-Agrève ?
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