Châteauroux abrite de puis maintenant seize ans un très beau salon de la chasse. Certaines entreprises y participent et le sponsorisent. Cette année l’entreprise LYRECO a cédé aux pressions de l’association Futur Asso et a retiré son sponsoring. Réaction immédiate du maire, il boycotte LYRECO ! Voici un maire qui réagit vite et bien !

LYRECO est une entreprise qui commercialise des fournitures de bureau ; elle avait un contrat plutôt important avec la ville de Châteauroux. Le maire de la ville, scandalisé par les méthodes de ce groupuscule militant, a décidé de réagir fermement et de cesser toute collaboration commerciale avec l’entreprise. Juste retour de bâton. Vous boycottez une activité légale ? Je vous boycotte à votre tour.

Sa réaction est ferme et sans équivoque. « Au lendemain du Salon de la chasse de Châteauroux, je réaffirme avec détermination mon soutien total à cet événement majeur et à l’ensemble du monde cynégétique. La décision de l’entreprise Lyreco France de se retirer de cet événement sous la pression de groupes militants constitue un signal grave. Elle illustre une stratégie désormais bien connue : exercer des pressions ciblées sur des entreprises pour imposer une vision idéologique, en s’attaquant à des activités parfaitement légales, encadrées et profondément enracinées dans nos territoires. »

« J’assume une position claire et ferme vis-à-vis de l’entreprise Lyreco. Depuis 2021, la Ville de Châteauroux, Châteauroux Métropole et le CCAS ont représenté un volume de commandes compris entre 30.000 et 45.000 euros par an auprès de cette entreprise. J’annonce dès aujourd’hui, qu’à compter du 1er janvier 2027, toute relation commerciale avec Lyreco prendra fin. C’est un choix politique assumé. Un choix de cohérence. Un choix de respect envers nos territoires et ceux qui les font vivre. »

Il ajoute : « La chasse fait partie intégrante de la ruralité française, participe à l’équilibre des écosystèmes, à la gestion des espaces naturels et à la vitalité économique et sociale de nos territoires. Je ne laisserai pas des groupes militants dicter leurs lois à nos entreprises, ni influencer les décisions publiques au mépris des réalités locales. Je continuerai à défendre sans faiblesse la ruralité, ses traditions, ses acteurs et son économie. »

Je ne saurais trop conseiller à tous les maires, présidents de conseils départementaux et autres collectivités locales attachés à la défense de nos racines, de notre identité et de la chasse de faire comme le maire de Châteauroux et de cesser toute collaboration avec l’entreprise LYRECO.

Un épisode qui doit servir de leçon

Les groupuscules militants radicaux utilisent souvent le harcèlement médiatique et le chantage à la réputation à l’encontre des entreprises qui ont le malheur de sponsoriser des activités ou des évènements qu’ils combattent ; ils utilisent les mêmes méthodes pour que des entreprises retirent leurs publicités à certains médias opposés à leur ligne idéologique. Ce mode opératoire a été initié par les Sleeping Giants et a fait des émules chez les militants de la « cause animale ». Mais cela peut aussi aller jusqu’à la violence physique, au sabotage et à la destruction de biens (miradors abattus, rendez-vous de chasse incendiés…). Tous ces groupes ne sont pas violents, mais tous ont une définition agressive de leur action. Ces violences de basse ou moyenne intensité créent les conditions du passage à la violence de haute intensité ; celle que l’on a pu voire à Sainte Soline par exemple avec la guérilla organisée par les Soulèvements de la terre (les amis d’Anne Le Strat, directrice déléguée de l’OFB).

Le politiquement correct et la mollesse ont dégagé un boulevard à ces groupuscules qui utilisent la violence, le harcèlement et l’intimidation. Il est absolument anormal qu’une dizaine d’adolescents attardés soit en mesure de perturber la vie normale d’entreprises, de collectivités locales et d’activités légales comme un salon de la chasse. Les quelques succès qu’ils ont pu obtenir jusqu’à présent ne sont dus qu’à la faiblesse des dirigeants visés et surtout à leur mauvaise vision des enjeux stratégiques. En effet, vaut-il mieux faire plaisir à quelques ados boutonneux sans aucun pouvoir d’achat ni influence politique ou prendre en compte les intérêts d’un groupe d’un million de chasseurs, de leurs familles, de leurs amis et des entreprises de cet écosystème ? Il est surprenant que certains hésitent encore.

Il semble que le vent soit en train de tourner et que le bon sens reprenne le dessus. La réaction du maire de Châteauroux doit servir d’exemple à tous nos élus locaux.


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