Paladru, Villey-le-Sec, les sabotages s’enchaînent et sont revendiqués comme des victoires sur des sites internet d’activistes anti-chasse. Hélas, les réactions des autorités sont inexistantes et celles des structures fédérales sont désolantes de mièvrerie. « Pourquoi saboter des outils qui servent à améliorer la sécurité ? »
Penser que l’argument de sécurité ait un impact, c’est bien méconnaître ces militants radicaux (qui se limitent souvent à un adolescent attardé et boutonneux). Ils ne veulent pas améliorer la sécurité ; au contraire, plus il y a d’accidents, plus ils se réjouissent car cela sert leur agenda qui vise à faire interdire totalement la chasse ; s’il n’y a pas assez d’accidents, faisons en sorte qu’il y en ait plus ! Ils ont à moitié gagné puisque l’Acca de Paladru n’utilise plus de miradors après la destruction et le sabotage de l’intégralité de leurs installations ces dernières années.
De surcroit, ces destructions leurs donnent l’illusion facile d’être des « héros de la cause », ils sont atteints du syndrome du « commando d’opérette » et sont imperméables à tout argument rationnel et continueront tant qu’ils ne seront pas arrêtés et condamnés.
Plutôt que de se désoler et de geindre, il faut agir et demander des comptes à la Gendarmerie qui semble plus prompte à confisquer les armes d’un français sans problème que de lancer une enquête qui devrait être facile.
Lire à ce sujet : Dans l’Isère il vaut mieux être dealer que chasseur…
Ces sabotages sont revendiqués et documentés par des photos prises lors des actions de « guérilla citoyenne et pacifique pour la faune ». Ces clichés sont ensuite utilisés pour publier des communiqués de victoire sur des sites anti-chasse comme Animal Web. Celui-ci offre même à ses lecteurs un guide1 expliquant comment détruire ou saboter les miradors en fonction de leurs structure et du but recherché. Soit on veut faire tomber le mirador, soit on le sabote plus discrètement de manière à ce que le chasseur se blesse.
Exemple tiré de ce guide : « Un coup de scie partiel sur le dessous des échelons les rend invisibles mais prêts à céder dès qu’on y pose le pied. »
On peut aussi lire ceci sur le communiqué relatant un sabotage :
« La méthode des « saboteurs » est parfaitement rodée et repose sur la discrétion absolue :
La rapidité d’exécution : Le sciage des pieds d’un mirador en bois ne prend que quelques minutes à peine avec des outils adaptés et silencieux. L’action nocturne est chirurgicale : arrivée, destruction, repli. Avant même que l’alerte ne puisse être donnée, le site est désert.
Le repérage en plein jour : Les militants arpentent les forêts sous l’apparence de simples promeneurs ou de joggeurs. Pas de comportement suspect, pas de vêtement distinctif. Ils cartographient les installations en toute légalité.
L’anonymat visuel : Lors des actions, les tenues sont neutres, sombres, sans aucun logo, marque ou élément permettant une identification sur d’éventuelles caméras thermiques ou de vision nocturne. »
En plus de relayer et de donner de la publicité à des actions illégales, il y a clairement ici des incitations à commettre des infractions. Ceci est pénalement répréhensible2. Pourquoi ce site internet n’est-il pas fermé ? La justice est bien plus prompte quand un agriculteur commet le « crime » de dire un peu vertement ce qu’il pense de Tondelier et Rousseau.
En Isère, à Paladru, cela fait trois ans que ces actions de « résistance citoyenne » se répètent sans qu’aucune arrestation n’ait eu lieu. Des caméras piège ont enregistré les images d’un individu vêtu de noir et cagoulé. Connaissant l’efficacité des services d’enquête de la Gendarmerie, il faut se demander s’ils ont été saisis par le procureur de Grenoble ou si celui-ci ne leur a pas suggéré de ranger le dossier en bas de la pile.
Que doit-on en déduire ?
Que les chasseurs sont des citoyens de seconde zone que l’on peut attaquer sans conséquences ? Que la chasse, pratiquée par plus de 900 000 personnes en France doit laisser la place à d’autres utilisateurs de la nature ? Que l’environnement sera mieux préservé par les rave-parties, les moto-cross, les quads, les compétitions de trails, d’ultra-trail et les « randos nature » regroupant des milliers de participants ? Voici une photo montrant une petite partie des participants à l’ultra-trail du mont Blanc. Peut-on sérieusement penser que cela n’est pas sans conséquence sur l’environnement montagnard que tout le monde sait fragile ?

Les attaques contre la ruralité se multiplient
Ce qui est désolant, c’est qu’en admettant que le semi-débile qui commet ces actes soit arrêté, on peut douter que sa condamnation, si condamnation il y a, soit dissuasive. Par contre la personne qui a tué un lynx à coups de bâton pour protéger son poulailler a, elle, été condamnée à trois mois de prison avec sursis et à de lourds dommages et intérêts : 30 000 € au titre du préjudice écologique et 25 000 € pour deux associations (centre Athénas et One Voice). La justice française a choisi son camp, pour elle les « bouseux » doivent laisser la place.
Nos juges rejoignent en cela Mélenchon qui a déclaré il y a peu « La ruralité qu’on nous jette à la figure n’existe pas, […] la France véritable n’est plus celle des campagnes et des terroirs, mais celle des quartiers populaires et des nouvelles souches immigrées.[…] Les ruraux ? Des fascistes ! »
Ces attaques contre la ruralité ne sont pas un hasard, il s’agit de faire en sorte que le grand remplacement, déjà à l’oeuvre en ville se propage à nos campagnes qui ont le défaut d’être trop « françaises » aux yeux des idéologues de la gauche ; il faut aussi qu’il y ait le moins de résistance possible à ce processus. On va donc attaquer le rural qui commet le péché de vouloir vivre sans se faire détrousser ou poignarder en sortant de chez lui, on va attaquer le Canon français coupable de « faire régner la terreur dans le pays » (dixit Sarah Legrain – LFI), on va attaquer l’agriculteur qui cherche à gagner sa vie en le matraquant avec des milliers de normes qui vont l’empêcher de produire…
Ce phénomène n’est pas l’apanage de la France ; au Royaume-Uni, la gauche anglaise se déchaîne aussi contre la « countryside ». Le projet de ces nouvelles gauches européennes et de leurs alliés centristes est clair, faire disparaître jusqu’à la plus petite parcelle d’identité de nos peuples et effacer nos racines de manière irréversible.
Pour Johan Herder, philosophe allemand ami de Goethe, chaque peuple est doué d’un génie propre, d’une identité unique et irremplaçable. Il a une « âme » qui transcende le quotidien et les vicissitudes de l’histoire. C’est bien cette âme que l’on tente de nous enlever.
Lire à ce sujet : Au Royaume-Uni le gouvernement de gauche veut détruire la ruralité
- Le Guide Complet du Mirador de Chasse : Catalogue Technique et Analyse de Résistance ↩︎
- Article 23 Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ↩︎
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