Encore une fois, la gestion raisonnée de la nature fait ses preuves. L’exemple de sept domaines de chasse écossais d’Angus Glens est flagrant. Apport à l’économie locale, préservation de la biodiversité, création d’emplois en milieu rural. Cette réussite est tellement évidente qu’elle dérange les opposants qui cherchent à nier ce succès et fait même vaciller quelques certitudes chez des esprits pourtant bien dogmatiques…

Selon un rapport publié le 4 août par l’Angus Glens Moorland Group et Scottish Land & Estates (SLE), les sept domaines d’Angus Glens ont apporté une contribution de 7,7 millions d’euros sterling à l’économie rurale en 2025, tout en soutenant 854 emplois et en préservant une faune abondante dans les hautes terres. Cette étude constitue la première évaluation exhaustive de l’impact économique, environnemental et social de la gestion des landes sur l’ensemble de ces sept domaines. Le rapport et son résumé sont disponibles en bas de cet article.

Les Angus Glens constituent un ensemble de cinq vallées parallèles sculptées par les glaciers, situées au nord-est de l’Écosse. Elles forment la porte d’entrée sud du parc national des Cairngorms.

Quelles sont les conclusions de ce rapport ?

L’ensemble des sept domaines, objets de l’étude qui couvrent 54 715 hectares, ont créé 86 emplois à temps plein, 768 emplois saisonniers, ont construit 68 logements en milieu rural, et ont injecté chaque année environ 7,7 millions d’euros dans l’économie locale.

La grande majorité de ces dépenses en biens et services, soit 82,5 %, a bénéficié à des entreprises locales. La saison 2025 a compté 84 journées de chasse à la grouse, avec une moyenne de 54 employés saisonniers nécessaires par journée de chasse sur chaque domaine, ce qui souligne le rôle du secteur de cette chasse dans l’emploi saisonnier de la région.

Steve Mitchell, du garage Maryton près de Kirriemuir, a déclaré :

« Ces domaines sont une véritable aubaine pour la région ; de nombreuses entreprises locales en bénéficient. Nous assurons l’entretien de tous les véhicules des domaines, de ceux des gardes-chasse et des 4×4 destinés aux clients qui viennent pour la saison de chasse. Cela représente une part importante de notre activité. »

La gestion de la lande bénéficie à la faune locale

Un suivi écologique approfondi mené sur l’un de ces domaines a permis de recenser 102 espèces d’oiseaux, 145 espèces de papillons et de phalènes, 19 espèces de mammifères et 146 espèces végétales. Seize espèces de rapaces sont largement répandues sur l’ensemble des domaines, parmi lesquelles l’aigle à queue blanche, l’aigle royal, la buse, le milan royal, le faucon pèlerin et le faucon crécerelle, tous observés sur chacun d’entre eux.

Les principaux échassiers et gibiers à plumes des hautes terres, notamment le courlis, le tétras lyre, l’alouette des champs, le vanneau huppé et l’huîtrier pie, y sont présents en abondance, alors que ces espèces connaissent un déclin sévère dans la majeure partie du reste du Royaume-Uni.

Iona McGregor, coordinatrice régionale de l’Angus Glens Moorland Group, a déclaré,

« Beaucoup de gens ont l’impression que toutes ces terres sont uniquement consacrées à la chasse, mais en réalité, un large éventail d’activités y est mené, allant de la création de zones boisées à la valorisation de la biodiversité, en passant par l’agriculture et le tourisme durable. »

Les politiques écossais,commencent à comprendre les bénéfices de ces domaines de chasse.

Dawn Black, députée du SNP, a déclaré que le rapport montrait que ces domaines « ne sont pas des entreprises à vocation unique, mais des propriétés foncières multifonctionnelles apportant de réels avantages aux personnes, aux communautés rurales et à la nature ».

Le SLE, par la voix de son président, a clairement fait comprendre aux politiques écossais que l’action des propriétaires de domaines avait besoin du soutien des politiques locaux. Il a déclaré que les gestionnaires fonciers pourraient continuer à contribuer à la protection de l’environnement et à l’économie « tant que l’orientation politique est claire et que les mesures concrètes qui ont fait leurs preuves – telles que les pratiques de prévention des feux de forêt et la gestion des habitats –1 bénéficient d’un soutien ».

Ceci signifie que les propriétaires fonciers en ont assez des attaques des verts au parlement écossais et de celles des associations anti-chasse favorables au ré-ensauvagement qui a d’ailleurs montré ses limites tout récemment puisqu’une zone de la même région entièrement laissée à elle-même a subi de graves incendies l’année dernière. Ces incendies n’ont pas lieu dans les domaines où les brûlages préventifs de la lande sont conduits sous haute surveillance. En Écosse comme en France, les adeptes du ré-ensauvagement sont responsables de catastrophes environnementales qu’ils n’ont même pas le courage d’assumer. N’est-ce pas madame la sénatrice De Marco2 ?

On peut aussi ajouter que la chasse est tout aussi bénéfique dans bien des pays africains et que la décision récente du premier ministre d’interdire l’importation de certains trophées va lourdement handicaper l’économie de ces pays. Les décisions prises à des milliers de kilomètres du terrain par des petits technocrates gris sous influence d’associations qui ne représentent rien sont toujours catastrophiques.

➠ Lire à ce sujet : Interdiction d’importation des trophées, un déni de démocratie !


  1. Ces tirets cadratins sont intentionnels et ne veulent pas dire que l’article a été rédigé par l’IA. À l’attention de certains esprits chagrins… ↩︎
  2. N’oublions pas que quelques jours avant que la forêt usagère de La Teste ne s’embrase, la sénatrice écologiste Monique de Marco obtenait du Gouvernement la suspension d’un plan simple de gestion, estimant qu’il remettait en cause les équilibres historiques de cette forêt coutumière. ↩︎

En savoir plus sur Chroniques cynégétiques

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire