Saviez-vous que c’est un philosophe nommé Patrick Degeorges qui fut en charge de 2004 à 2010 de la gestion « Grands prédateurs » au ministère de l’écologie ? Si on s’intéresse à ses travaux, publications et interventions on comprend à quel point ce ministère est gangréné par une idéologie délétère, dogmatique et déconnectée du réel.

Cela permet aussi de vérifier que, derrière les discours officiels de défense du monde agricole, il y a une réalité toute autre. Nos politiques ont délégué la gestion de dossiers vitaux à des militants, au mieux naïfs, au pire dogmatiques cherchant à détruire notre modèle de société. Il faut reconnaître qu’avec Patrick Degeorges, nous avons trouvé un champion !

Pour vous mettre en appétit, voici ce qu’il déclarait lors d’un colloque consacré aux prédateurs qui réunissait tout le gratin des amis des loups en 2025. On a l’impression d’écouter un chamane sous champignons hallucinogènes.

« C’est-à-dire que l’idée, c’est qu’on aide les gens à se reconnecter non pas à des espèces, comme vous l’avez dit, mais à des animaux individuels, à des personnes animales. Et donc ça c’est tout le travail : c’est pas le loup, mais ce loup, cette louve. On pourrait lui donner presque un nom. Et ça permet aux gens de se reconnecter à un animal et à travers cet animal au milieu dans lequel il est.

Ça suppose un travail qui fait que finalement, dans la conservation, il faudrait faire aussi intervenir des artistes, des gens qui savent écrire, des gens qui sont presque un peu des poètes pour savoir donner les bonnes consignes pour pouvoir se connecter justement à ces animaux.

On essaie de recomposer des compétences qui permettent d’aider les gens qui sont dans des situations dans lesquelles ils sont exposés à des animaux sauvages qu’ils connaissent pas, ou qui sont en retour sur le territoire, en anticipation du retour du loup, à comprendre de l’intérieur ce que ça signifie que d’être ce loup, cette louve, cette brebis, cette vache, cette chevrette, etc.

Et ça a l’air un peu bébête quand on le dit comme ça, mais c’est puissant parce que, à partir de là, comme on le fait collectivement, il y a une sorte de champ de confiance et de bienveillance qui se met en place. »

Qui est Patrick Degeorges ?

Pour le savoir, le mieux est de se référer à ce qu’il dit lui-même. Son compte LinkedIn donne une idée de ses centres d’intérêt et de ses compétences.

« Patrick Degeorges est philosophe praticien, cofondateur de l’Institut des Hautes Études pour les Pratiques et les Arts de Transformation (IHEPAT), un institut dédié à la conduite de processus de transformation dans les organisations et les institutions. Après avoir été au Ministère de l’Écologie (2004–2017) responsable de la cohabitation avec les grands prédateurs, notamment les loups, et contribué à l’élaboration des politiques de biodiversité et d’adaptation aux effets du changement climatique, il a coordonné des programmes innovants de formation et de recherche à l’ENS de Lyon et à l’Institut Michel Serres pour intégrer les enjeux de l’Anthropocene dans l’enseignement supérieur et la commande scientifique. Il accompagne aujourd’hui organisations et territoires dans le développement de capacités évolutives pour apprendre à composer avec l’imprévisible en inventant de nouvelles manières de coopérer et d’agir. » (extrait de son compte LinkedIn.)

Après son passage au ministère de l’écologie, il a travaillé à l’école normale supérieure de Lyon pour concevoir « un cursus expérimental pour intégrer les enjeux de l’Anthropocène dans l’enseignement supérieur et la recherche. » Il donnait aussi des cours dans une école de design pour « Aborder l’Anthropocène par le prisme du design. »

Puis il a créé en 2023 l’Institut des hautes études pour les pratiques et les arts de transformation qui a pour but de « Faciliter des métamorphoses / inventer de nouvelles formes d’engagement pour les communs. »

Cela permet de vérifier que l’expression « bullshit jobs » popularisée par l’anthropologue américain, David Graeber, n’est pas que théorique. Pour Graeber « bullshit jobs » sert à désigner des emplois perçus comme tellement inutiles, superflus ou absurdes qu’il est difficile de justifier leur existence.

Embauché alors que son engagement pro-loup était déjà manifeste

« Être prédateur c’est pas juste attaquer des moutons. Être prédateur c’est être configurateur du milieu, c’est maintenir la biodiversité, c’est maintenir du mouvement des espèces, c’est permettre la régénération forestière… »

Cette déclaration est tout droit issu de son séjour de trois mois avec Antoine Nochy1 au parc de Yellowstone, de novembre 2000 à janvier 2001, comme volontaire au Wolf Project, sous la direction de Douglas Smith. Ce dernier est un biologiste embauché lors du projet de réintroduction des loups en 1995. Le Wolf Project est le programme scientifique de Yellowstone, Douglas Smith en a été le chef de 1997 à 2022. C’est de là que vient une grande partie de la science et des simplifications sur le « retour du loup qui transforme l’écosystème ».

L’incompétence sur les sujets scientifiques de Patrick Degeorges est telle qu’il relaie donc la théorie de la fameuse cascade trophique de Yellowstone : « Il y a des études à Yellowstone qui ont bien montré qu’il y a des cascades trophiques, tout l’ensemble des transformations du milieu biologique et écologique quand les loups arrivent. »

De 2004 à 2010, on lui a confié la gestion des conflits avec les grands prédateurs (loup, ours, lynx) à la Direction de la nature et des paysages, puis, après la réorganisation, à la direction biodiversité. Concrètement, son rôle était de :

  • gérer la pression des éleveurs, des élus, des associations et des médias ;
  • tenir le dossier interministériel Écologie / Agriculture ;
  • préparer la doctrine des premiers plans loup (PNA 2004-2008, puis 2008-2012) ;
  • arbitrer les dérogations à la protection (Convention de Berne, directive Habitats).

Ce job lui a donc permis de mettre en œuvre ses propres conceptions partisanes sans aucun contrôle ni frein puisqu’il était le « monsieur loup » au ministère. Cela lui a aussi de bien profiter des avantages liés à la fonction ; en particulier de sympathiques voyages comme celui de 2008, qui l’emmène au Montana pour étudier les conflits avec les ours dans le cadre du suivi des ours des Pyrénées. Comme si les deux situations étaient comparables et comme si on pouvait tirer des enseignements de la gestion de l’ours au Montana. En tout cas, c’est un joli voyage aux frais des contribuables.

Un homme seul, connu pour son engagement partisan2 avait donc l’entière responsabilité d’élaborer la politique française vis-à-vis du loup et des conséquences de son « retour » sur le territoire. Quel naïf j’étais de croire que ce genre de poste devait être confié à quelqu’un qui soit neutre, objectif et compétent.

Un militant complètement déconnecté du réel

Beaucoup des citations utilisées dans cet article proviennent d’une table ronde3 tenue lors du festival, « Vous avez dit prédateurs ? », qui s’est déroulé en 2025 avec tout le gratin animaliste pro-loup : Lamya Essemlali, Marine Drouilly, Virginia Markus, Patrick Degeorges, Farid Benhammou… Vous remarquerez que, malgré la présence de toutes ces « sommités », le public était clairsemé.

La cohabitation par la médiation artistique…

Voici ce que prône Degeorges pour mettre en oeuvre une cohabitation harmonieuse.

« À quoi ressemblerait une politique de cohabitation avec des loups ? L’association Quartier rouge, située à Felletin (Creuse), expérimente depuis 2017, en collaboration avec le designer Benoît Verjat et l’artiste Boris Nordmann, un projet collectif de création et de recherche sur le retour du loup dans la montagne limousine avec des habitants concernés. Ce projet a permis de développer une cohabitation originale pour apprendre à partager et explorer en commun ce qui se passe dans une expérience d’interactions avec un ou plusieurs prédateurs. »

« On pourrait imaginer des fermes-écoles, qui seraient comme des territoires-écoles, à travers lesquels on pourrait reconfigurer ces schèmes d’identification et de relation au vivant. »

Les indiens Kogi à la rescousse

Parmi les initiatives de Degeorges, il y en a une qui mérite la médaille d’or de l’originalité. Il a fait venir des indiens Kogi de la Sierra Nevada sur la ferme d’un éleveur pour faire un travail de diagnostic territorial. Il en parle lors de la table ronde citée plus haut.

« C’est-à-dire que le fait que les Kogi puissent travailler à réveiller cette intention de soigner la terre […] Quand ils sont venus, ils ont dit : “Vous devriez retrouver vos propres Indiens. Où sont vos Indiens ?” Et puis en réfléchissant à nos propres “Indiens”, c’est toute une tradition aussi agricole qui est peut-être minoritaire, de savoir vernaculaire et de connexion au milieu, de naturalistes, de réseaux qui se sont maintenus. Donc il s’agit aussi peut-être de réopérer ces connexions chez nous. C’est ça l’enjeu. »

Sa conception de la cohabitation

Sa théorie est que c’est l’homme qui doit s’adapter et non l’inverse. Les éleveurs et bergers apprécieront certainement… Il cite dans son intervention des exemples de « bonne cohabitation ».

Il note que tout va bien avec le castor… Quel rapport avec les prédateurs ? « Un autre exemple : l’accueil des castors. Là, il y a plus de facilité de cohabitation avec le castor. […] On voit maintenant presque un mouvement d’alliance avec le peuple castor qui commence à se mettre en place. » Et toujours cette phraséologie (peuple castor) digne de livres pour enfants.

« Pour revenir au sujet du voisinage avec les prédateurs en cohabitation, on peut aussi citer les bonnes pratiques qui sont évidemment plus proches de nous. […] Moi, je suis un fan de la forêt polonaise de Białowieża. […] Et on trouve les bisons dans les villages, ça ne pose aucun problème de cohabitation. »

Oser prendre le bison polonais en exemple pour montrer que la cohabitation avec les prédateurs ne doit pas poser de problème, il fallait oser !

Il cite aussi les Asturies et un voyage qu’il a fait là-bas. « On arrive sur un haut plateau des Asturies […] et pendant deux heures, on a observé des loups. Et puis le soleil s’est levé et le paysage s’est dévoilé. On entend des cloches, des chevaux, des poulains, des bovins, des cerfs, des sangliers, des chevreuils, des chiens avec les animaux domestiques. Il y avait comme une espèce de symphonie qui s’élevait, un enchevêtrement, une espèce de “marketing géoécologique.”

Les Asturies, province au nord de l’Espagne, sont exactement l’exemple qu’il n’aurait pas dû prendre tellement la prédation sur les troupeaux est élevée. Les statistiques du Principado annoncent près de 4 000 bêtes indemnisées en 2025. Ceci pour une province bien plus petite que la France (seulement 10 605 km2). Cette province fait partie de celles (nord du fleuve Duro) qui ont eu le droit de reprendre la chasse et les tirs de régulation sur les loups avec des quotas annuels d’environ 60 loups. La vision poétique de Degeorges est donc totalement démentie par le réel. Qu’il est pénible ce réel ! Cela empêche de vendre du rêve…

Pour lui, l’homme est « un virus » qui doit expier ses fautes

Toujours lors de la table ronde de 2025, Degeorges précise sa pensée à propos de l’homme et de son interaction avec la nature et là nous touchons à quelque chose de bien plus grave. Selon lui, l’homme doit en quelque sorte expier ses péchés (destruction de la nature). La cohabitation avec les prédateurs devient pour lui une réparation des dommages causés, une sorte de pénitence que l’on doit s’infliger. Il y a presque une dimension religieuse dans ce discours.

« Enfin, je trouve qu’on a rien de prédateur en fait. Comme ce que je disais ce matin, les prédateurs dans le milieu naturel, c’est des animaux qui jouent un rôle essentiel au maintien de la biodiversité, qui sont plutôt des facteurs de vie. Nous, on est devenu extrêmement destructeur et donc on a un comportement qui est beaucoup plus proche du virus que du prédateur. »

Pour lui, la cohabitation « c’est une réparation de la dégradation, du désastre que l’être humain a mené. Et c’est une obligation. […] S’il y a plus de prédateurs, il y a plus de vie. Donc nous avons l’obligation d’assurer cette cohabitation parce qu’on doit réparer ce qu’on a créé. » Nous passons donc du principe philosophico-religieux à la contrainte normative. L’expression khmer vert prend ici toute sa dimension.

Le mépris des éleveurs.

En présentant la cohabitation comme une « obligation de réparation » du « désastre » provoqué par l’humanité, Degeorges place implicitement les éleveurs en position de responsables. Or ce sont souvent les mêmes professionnels qui subissent à la fois :

  • la pression économique de marchés peu rémunérateurs ;
  • la concurrence des produits importés à bas prix ;
  • les exigences environnementales croissantes ;
  • et désormais la prédation lupine.

Leur demander de « transformer leur rapport au milieu » et d’accepter philosophiquement la présence du loup revient à leur imposer une charge supplémentaire, tant psychologique que financière. Les éleveurs ont ainsi le sentiment d’être les variables d’ajustement d’une politique de conservation qui privilégie la protection stricte du loup au détriment de leurs intérêts économiques. Lorsqu’un ancien responsable de cette politique vient leur expliquer qu’ils doivent « se mettre dans la peau du loup » et transformer leur rapport au vivant, le message est difficilement audible.

Ses déclarations à propos des éleveurs sont sans équivoque. Pour lui ce sont presque des indésirables puisqu’ils sont un obstacle à une narration fluide et sans contradiction quant aux bienfaits du loup. Voici quelques exemples :

« Là, on voit que les agriculteurs sont toujours outrés quand il y a tout d’un coup une génisse, une brebis ou quelques brebis qui sont prises par un loup, alors qu’éminemment ces animaux sont destinés à l’abattoir à la fin. » C’est le discours classique tenu par les antispécistes pour nier le problème de la prédation. On croirait lire la prose de L214.

« Mais les agriculteurs vont régulièrement se victimiser dans la presse — et je dis ça avec une forme de compassion parce que je connais aussi la réalité — mais malgré tout il y a beaucoup de victimisation derrière parce que c’est des pertes économiques avant tout. » Oui, c’est économique, les éleveurs font un métier dur, ils voudraient gagner leur vie et ne pas voir leur troupeaux se faire croquer par un prédateur protégé par des militants dogmatiques. Évidemment l’argument du revenu n’est pas audible par quelqu’un qui est grassement rétribué par l’État sans jamais avoir eu de soucis de fins de mois. Il est inadmissible et intolérable qu’un parasite se permette de juger et de critiquer ceux qui travaillent et subissent les conséquences de ce choix idéologiques.

Pour lui, le bon éleveur, c’est l’éleveur docile.

Il donne l’exemple de Thierry Jeffrey éleveur dans la Drôme. Degeorges rapporte que le retour du loup aurait contraint cet éleveur à « rentrer dans une relation avec le loup pour essayer de comprendre ce que ça voulait dire d’être loup sur ce territoire ».

« Le loup m’a obligé à descendre du tracteur et aller le suivre dans la forêt. Il m’a obligé à retrouver le contact avec le milieu. Il m’a aidé à retrouver le rapport sensuel au milieu. J’avais attrapé la modernité comme on attrape une maladie. Et il a commencé à décrire comment cette relation lui a permis de rentrer dans des pratiques symbiotiques au milieu, lui a permis de commencer à imaginer d’autres formes d’agriculture, de réduire la taille du cheptel. […] Il y a toute une autre culture paysanne qui s’est mise en place à partir de cette expérience de la relation, cette expérience transformatrice de la relation. »

Prose classique des partisans de la décroissance, des doux rêveurs mais aussi de ceux qui veulent détruire l’agriculture française. On retrouve là le discours des Verts, de la Confédération paysanne, de la gauche extrême et des agents de l’étranger comme L214.

Ce que révèle la nomination d’un Degeorges à ce poste.

Confier la gestion des grands prédateurs à cette grille de lecture du monde, ce n’est pas seulement une bizarrerie intellectuelle. C’est un choix de classe et de distance. Il y a celui qui habite le ministère, qui participe au colloque ou à l’atelier de transformation, qui peut s’amuser à « habiter le milieu à travers le corps d’un loup » pendant quelques heures. Et il y a celui qui emmène ses bêtes en estive, qui habite le milieu toute l’année, qui est obligé de déployer des centaines de mètres de clôtures tous les jours, d’acheter des chiens de protection et qui voit ses bêtes massacrées un petit matin. Celui-là n’a ni le temps ni l’envie de se prendre pour un chaman Kogi. Sa priorité n’est pas de « se mettre dans la peau du loup », mais de maintenir son activité dans un contexte déjà extrêmement difficile.


Cette nomination n’est hélas pas un accident de parcours. C’est un symptôme. Cela dit qu’à un moment, dans un ministère, le dossier loup a pu être lu moins comme un conflit d’usages que comme un laboratoire de « décentrement ». Moins comme la défense d’activités humaines exposées que comme l’occasion de « faire société avec des loups ». On peut juger le loup légitime en France. On peut même juger qu’il doit y rester. Cela n’autorise pas à remplacer le constat des attaques sur son troupeau par « l’immersion intérieure », ni l’éleveur par le « disciple », ni le quota par la « communauté d’apprentissage ». Un ministère n’a pas à « habiter le milieu à travers le corps d’un loup ». Il doit dire où l’espèce peut vivre, à quel coût, pour qui, et avec quels moyens de défense dès la première attaque pas après la métanoïa. Degeorges parle souvent de créativité. La créativité dont les territoires ont besoin n’est pas poétique. Elle est concrète : protection efficace, régulation proportionnée, indemnisation rapide, droit de défense lisible, et acceptation d’un fait que toute la rhétorique du « configurateur » cherche à diluer. Le loup n’est pas seulement un être qui transforme le paysage. C’est aussi un être qui, cette année encore, a transformé des milliers d’animaux d’élevage en carcasses. Tant qu’on fera de cette évidence une « victimisation », on pourra continuer à se mettre dans la peau du loup. On aura simplement cessé de se mettre à la place de ceux qui, eux, n’ont pas le loisir d’en sortir.


  1. Nochy est le passeur français du récit Yellowstone. Il est plutôt controversé, même au sein des pro-loups, tellement ses positions sont incohérentes. Il a une maîtrise de philosophie et un master d’ingénierie en écologie et gestion de la biodiversité. Il se présente comme formé à Yellowstone auprès des équipes du Wolf Project, puis comme ayant accompagné, de 2000 à 2004, le suivi des loups dans les Rocheuses. Cette partie du CV est contestée. Un site critique pyrénéen affirme qu’il n’aurait passé que trois mois à Yellowstone. Il a cofondé et présidé l’association Houmbaba, qui voulait « promouvoir le sauvage dans le paysage social » et est apparue au Groupe national loup vers 2013, parfois avec la Fondation Nicolas Hulot. Son idée « d’éduquer les loups », n’a jamais trouvé d’écho et a été source de moqueries, même au sein des « amis des loups » . ↩︎
  2. « En facilitant la mise à mort des loups, l’acceptabilité sociale de l’espèce est sapée même là où la prédation reste marginale » Article de P. Degeorges dans le Monde
    « Sacrifier le loup s’inscrit dans une réaction antiécologique profonde. » Tribune du Monde co-signée par Degeorges ↩︎
  3. Table ronde – Festival « Vous avez dit prédateurs ?  » – 2025 ↩︎

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2 commentaires sur « La gestion des grands prédateurs confiée à un chamane sous champignons hallucinogènes. »

  1. Bonjour Denis, ‘excellente analyse.
    L’orthographe de Thierry est Geffray . un homme aux multiples facettes qui a beaucoup fait parler de lui dans le milieu pastoral et dans la drome en général.
    Une oraison funèbre par Union Nationale des Acteurs de Développement Local (UNADEL) sur ce lien ; https://unadel.org/thierry-geffray-batisseur-davenirs/ vante ses mérites.

    Le prédécesseur de Degeorges s’appelait Gilbert Simon en plus dangereux toutefois, fondateur de Ferus!.
    Gilbert Simon est né le 28 novembre 1947 de parents enseignants. Il fera des études lui permettant d’accéder à Science Po et à l’Ena. L’homme était particulièrement ambigu. Adulé par les uns, notamment dans les milieux de l’écologie, haï par les autres, ceux qui subissent toujours les grands prédateurs, il a usé et abusé de sa position dominante dans les sphères gouvernementales de droite et de gauche pour favoriser son idéologie de l’écologie profonde avec pour aboutissement le tout sauvage. Il a cultivé, tout au long de sa vie, une profonde promiscuité entre ses activités de haut fonctionnaire et ses activités associatives. Il a notamment entretenu un certain mensonge auprès des instances européennes quant à l’acceptation sociale des pyrénéens avec des conséquences financières non négligeables y compris au profit d’associations dont l’importance est très largement surestimée.
    1974: Administrateur civil au ministère de la culture Chef de la Division des sites au ministère de l’Environnement
    1981: cabinet de Louis Mermaz Ministre des Transports
    1983: cabinet de Roger Quilliot Ministre du Logement
    1983 au 17 mai 1984: chef du service de la chasse et de la faune sauvage, appelé par Huguette Bouchardeau, Ministre de l’Ecologie
    1983: Création du « Groupe ours » dans les Pyrénées
    1984: Premier plan ours: nous ne trouvons aucune trace du contenu de ce plan mis en place par les associations environnementalistes hors de tout contrôle démocratique des élus.
    2 mai 1988 au 2 avril 1992: Conseiller technique de Brice Lalonde
    1991 (28 janvier): Note au Directeur de cabinet du Ministre après une visite à Melles le 15 janvier. sur la création d’une «petite structure… qui ferait moins parisienne»…. Ce sera l’Adet pour soutenir les introductions d’ours
    • du 3 avril 1992 à 1996: Directeur de la Nature et des Paysage (Ministère Ségolène Royal)
    1992 (octobre): Arrivée officielle du loup dans le Mercantour
    993: premier texte de loi sur la protection du loup et annonce officielle de la présence du loup dans le Mercantour
    16 novembre 1995: Délégation de signature permanente de la Ministre de l’Ecologie, Corinne Lepage
    19 mai 1996: premier lâcher de deux ours à Melles (31)
    1996: Polémique sur la mise en place du réseau Natura 2000. Il est remercié par le gouvernement d’Alain Juppé.
    6 juin 1997: lâcher d’un ours mâle à Melles (31)
    1997: Mutation au ministère de l’Equipement. Nommé inspecteur général de l’équipement.
    1998: Mission sur le Marais Poitevin confiée par Dominique Voynet
    1999 – 2003: Direction du Conseil supérieur de la pêche.
    1999 – Arrivée du loup dans les Pyrénées-Orientales
    28 janvier 2012: Décès de Gilbert Simon
    TOUT EST Là ; https://www.pyrenees-pireneus.com/Environnement/Ecologistes-Ecologie/FERUS/2012-01-28-Deces-Gilbert-Simon.php

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